Le Monde du Renard

Le repaire des queues douces et soyeuses

Sur le grill: Assassin’s Creed

Posté par zorkseb le mai 25, 2008

N’ayant pas fini un jeu depuis un moment maintenant, le fait est assez important pour être souligné ^_^ En plus, il s’agit d’un jeu qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie. Je vous le donne en mille: Assassin’s Creed !!! Petit billet donc sur ce jeu. Vous voulez savoir si Altaïr n’est qu’une grosse buse ou si Ubisoft cherche à nous vendre une daube infâme? Et ben, lisez la suite ;)

Bon, avant toute chose, quelques précisions s’imposent. La version que j’ai acquise et à laquelle j’ai joué est la version Pc.
La configuration de ma machine est la suivante:
- Intel Core 2 Quad CPU Q6600 2,4Ghz
- 2 Go DDR
- Nvidia Geforce 8800 GT 512 Mo
- Ecran plat Samsung 22 pouces Wide

Voilà, il me semblait important de préciser la configuration de l’engin, histoire de bien mettre les points sur les i avant d’entamer ce test.
Ceci étant chose faite, à l’attaque :)

A chacun sa croix

Assassin’s Creed nous transporte aux temps des croisades, vers la fin du 12e siècle, en pleine Terre Sainte. Amateurs de religions, sortez vos épées, toutes les excuses seront bonnes pour déchiqueter pourfendre les barbares chrétiens et musulmans. Cette époque n’est bien sûr pas propice à la paix, bien au contraire. Ajoutez à celà diverses manigances politiques, trahisons, affrontements sanglants et autres joies, et je vous laisse imaginer le cadre dans lequel va évoluer notre héros Altaïr.

Venons en enfin au personnage principal de ce jeu: Altaïr. Qui est t’il, d’où vient-il, ce formidable … ^_^ Armé de sa magnifique capuche, notre héros fait partie du club très fermé de la confrérie des Assassins, dirigée par l’intransigeant Al Mualim. Mais comme personne n’est parfait, notre avatar dans le jeu a un gros défaut: il fait preuve d’une assurance insolente, d’imprudence, … Bref, trop sûr de lui, ce dernier commet une grave erreur lors d’une mission, ce qui la clos de manière dramatique. Et comme si çà ne suffisait pas, de nombreux Templiers le prennent en chasse jusqu’à la forteresse des Assassins, sanctuaire … des Assassins, hé oui ;) Scénario oblige, tout s’arrange en quelques minutes, et ce qui ressemblait à une invasion se transforme en débâcle.

Déchu, humilié, Altaïr perd donc son honneur et son rang et retourne à la base de la hiérarchie des Assassins: larbin quoi. Bien entendu, il va de soi que ses capacités de haut niveau, ses armes, son énergie, … baissent de manière synchrone. En moins de 10 minutes, on passe d’une machine à tuer à un gosse armé d’un canif rouillé, cool …
C’est donc dans ce contexte que nous commençons l’aventure: avec 2 pauvres armes, des capacités merdiques, une énergie de truite et même pas une potion ou une queue de phénix. Et dire qu’il va falloir sauver le monde, çà s’annonce plutôt bien !!!

La mort rôde

L’aventure est donc lancée. Pour se rattraper et ne pas finir aux oubliettes avec Passe-Partout le restant de sa vie, une mission nous est confié: assassiner 9 personnalités importantes, éparpillées dans 3 grandes villes: Acre, Jerusalem et Damas. Vous allez donc devoir diriger Altaïr parmi des Anglais et des Sarrazins dans un seul et unique but: mettre un terme à la vie des noms inscrits sur cette liste noire.

Comment celà se passe t’il concrètement? Après une entrevue avec le Maître, ce dernier vous laisse le choix d’assassiner 3 victimes dans l’ordre que vous le souhaitez. Inutile d’espérer enchaîner les 9 d’un seul coup, il va falloir se coltiner l’aventure à coup de triplés. Ce qui en soit n’est pas un soucis, car chaque meurtre sera gratifié de cuts-scènes et de longues discussions.

Mais comment faire pour atteindre ces hommes dont on ne sait absolument rien? Pour celà, aucun problème, le joueur est pris par la main de A à Z, et suit toujours le même rituel. En premier lieu, il faut entrer dans la ville, ce qui va de soit bien entendu ^_^ Mais je vous laisse la joie de découvrir comment faire pour chacune d’entre elles (ce qui, soit dit en passant, n’est vraiment pas compliqué). C’est après que les choses se gâtent un peu. Le jeu suit toujours la même logique, et ce pour chaque meurtre. 9 assassinats, 3 villes, 3 quartiers par villes. Le calcul est vite fait: une personne à tuer dans chaque quartier.
Chaque quartier comporte les mêmes objectifs:
- des tours d’observation à grimper pour révéler la carte
- de pauvres relous hères à sauver de la barbarie des gardes
- un ou 2 objets à dérober dans la poche de passants
- espionner une conversation
- 2-3 missions à remplir pour nos confrères assassins (escorte, meurtre, course sur les toits)

Ce que l’on peur regretter, c’est que ces missions ne se renouvellent absolument pas au fil des quartiers. Toujours le même principe à chaque fois: tour => passants => missions => meurtre. J’avoue que les 3 premiers quartiers ne m’ont absolument pas gênés. Après déjà, … çà commençait à devenir un peu plus monotone. Je n’avais envie que d’une chose: tracer pour remplir les objectifs et buter le mec pour passer à la suite. Bon, il y a quand même un but à tout celà: découvrir tous les points d’observation, sauver tous les passants, … permet d’obtenir des titres à la fin du jeu. C’est ce qui force en partie à les finir jusqu’au bout. Car il faut noter qu’il n’est pas indispensable de tout remplir pour accéder à la séquence assassinat. Remplir un tiers des objectifs de mission sera suffisant pour aller faire couler le sang.

Passée cette monotonie, on ne peut constater qu’une chose: quel plaisir de déambuler dans ces rues et de se mêler à la foule. Et ce pour une raison: le jeu est MA-GNI-FI-QUE. La réalisation des 3 villes est impressionnante. Chacune a son propre charme, son architecture personnelle, une véritable âme. De plus, grâce à ma config musclée, les rues grouillent de vie. Il y a un nombre incalculable de passants dans les artères, à chaque coins de rues, sur les bancs, … Et parfois quelques badauds dans une petite ruelle. Cà n’a l’air de rien, mais on a réellement l’impression d’être dans une vraie ville. Les étals des marchands sont animés, les gens s’agglutinent autour des orateurs, les gardes passent en troupe parmi les passants, … Les villes sont vraiment vivantes. D’ailleurs, du moins pour moi, il était souvent plus agréable de se balader dans les rues plutôt que sur les toits.

Mais il y a quelques petits détails insignifiants mais super énervants à terme: quitter le jeu, la bande-son et les mendiantes.
Quitter le jeu tient du parcours du combattant. Cette vidéo explicite vous prouvera qu’il faut prendre son mal en patience. Mais bon, vu que remplir un objectif déclenche une sauvegarde automatique, dès que le jeu est sauvé, hop Alt+F4 et c’est bon ^_^

Pour la bande-son, je ne parle pas de la musique qui colle vraiment bien à l’ambiance du jeu. Quelques thèmes sont d’ailleurs vraiment superbes à écouter. De plus, Ubisoft a insisté sur le réalisme des villes en leur fournissant une quantité impressionnante de sons et bruitages. La vie flotte autour de nous, on peut l’entendre s’élever à chaque instant. Mais justement, un petit point noir: les bruitages sont toujours les mêmes. Au terme des 3 premiers quartiers, vous connaîtrez toutes les répliques des marchands, des orateurs, des passants, des gardes, … Rien d’énervant en soi, mais au bout du 9e quartier, savoir que le marchand du coin a forcément ce qu’on veut, que l’on sache que les passants ne nous aideront pas si l’on tombe et que les acrobaties ne sont plus de notre âge, … On en rigole plus à la fin à essayer de deviner ce que les badauds vont bien pouvoir dire lol!
Par contre, un truc vraiment énervant: ces conasses de mendiantes. Au bout d’un moment, moi c’est simple, je les frappais pour qu’elles se cassent. Dès que vous entrez dans leur champ de vision, elles vous collent aux basques pour vous soutirer quelques deniers. Et ce pendant 30 sec environ. Ce ne serait pas embêtant si elles ne vous empêchaient pas d’avancer correctement, vous forçant à faire au moins un ou deux arrêts. Super irritant. D’autant plus lorsque vous faîtes une filature. C’est vraiment le truc le plus énervant du jeu j’ai trouvé. Je pense que ceux qui y ont joué me comprendront :-p

Tenchu débarque à Jérusalem

En premier lieu, ce que l’on remarque instantanément, c’est qu’Altaïr se laisse contrôler sans aucun problème (même au clavier et à la souris mdr!). Ubisoft a, là encore, fait un superbe travail et nous a servi une jouabilité quasi parfaite. On ne ressent aucune difficulté à faire voltiger notre héros de toits en toits, à le faire jouer l’équilibriste le long d’une corniche, à grimper jusqu’en haut d’une tour, … Déambuler dans la foule est un véritable régal grâce à la possibilité d’écarter les passants pour se frayer un chemin. Un pur plaisir.

Alaïr dispose de 2 modes d’action: passif et actif.
Le mode passif est celui par défaut: celui qui vous permettra de marcher tranquillement, de vous fondre dans la foule, d’écarter gentiment les passants, voire de baisser la tête et d’imiter un moine pour mieux se cacher. C’est le mode que l’on utilise en fait pour la jouer discret.
Le mode Actif est bien sûr le plus intéressant: on s’en servira pour courir, grimper, sauter de toit en toit, fuir ^_^ bousculer les gens, mettre une bonne branlée aux gardes, … C’est, vous l’aurez compris, le mode que l’on utilise le plus souvent.

J’ai préféré le contrôle clavier-souris à celui de la manette. Même pas peur mdr! Pourquoi çà? Déjà parce que je joue beaucoup plus sur PC que sur console en ce moment, donc je commence à m’habituer au clavier. De plus, le contrôle de la caméra avec la souris est un pur bonheur. Enfin un jeu qui n’est pas gâché par ce point. La mémorisation des touches n’est vraiment pas compliqué: 4 touches d’action et la barre Espace qui permet de passer d’un mode à l’autre, ce qui change la fonction de ces 4 mêmes touches (résumé grosso modo, mais le plus gros y est). Avec la manette, celà reste tout aussi intuitif voire plus, mais ma préférence est allé au clavier.

Pourquoi Tenchu? Parce que les similitudes avec Assassin’s Creed sont troublantes. Grand fan de cette saga de Ninjas, la comparaison s’est faite dès la 1ere heure de jeu. Discrétion, sauter de toits en toits, meurtres discrets … C’est surtout les “minis” mises en scènes lors des kills de gardes qui m’a fait penser à Tenchu: caméra qui se rapproche, action bien nette, victime qui s’effondre dans une gerbe de sang, … Bon bien sûr, la différence nette tient dans la foule et les graphismes mdr! Population décimée et graphismes d’un autre âge caractérisent bien plus Tenchu. Mais, pour moi, la corrélation s’est faite instantanément au vu de la mise en scène d’Assassin’s Creed à ce niveau.

Qu’en est-il des combats justement? Bah, pour être honnête, j’ai été un peu déçu. Ils ne sont pas très palpitants une fois une technique obtenue: le Contre. Il est trop tentant ^_^ Les fans de Dead Or Alive comprendront quand je dis qu’il est bien plus facile d’éclater son adversaire en le contrant la moitié du temps plutôt que d’essayer de le frapper désespérément alors qu’il se protège constamment. Bah là c’est pareil. Une fois le contre obtenu, le jeu devient beaucoup plus facile: il suffit de se mettre en position et d’appuyer pile au mont où l’adversaire attaque et paf !!! Au suivant. Trop facile … C’en est même rageant parce que lorque l’on essaye de jouer sans, le jeu devient quand même bien plus dur. Et dès que l’on voit l’énergie s’approcher de 0, le naturel revient au galop: contre, suivant, contre, suivant, …
Bien sûr, les combats ne se résument pas qu’à des contres: saisies, projections, couteaux, combats à l’épée ou au coutelas, … Il y a de quoi faire mais je trouve que le contre est bien trop puissant.

Un Creed dans la nuit

Une fois la missions assassinat débloquée, vous pouvez vous empresser d’aller à la rencontre de votre future victime. Il y aura toujours une petite cut-scene mettant en avant votre victime. Libre à vous à la suite de cette scène d’appréhender cette personne comme bon vous semble: de face au risque d’alerter les gardes autour, de manière discrète, en tuant tous les gardes avant, …
Et le moment fatidique arrive, celui où votre lame pénètre dans la chair d’une pauvre âme et vient lui voler la vie. Et là, surprise, nouvelle cut-scene mdr! Mais des cuts-scenes qui chambouleront notre héros, qui feront naître en lui des doutes, lui feront se poser des questions, … Les révélations faites à ce moment sont le fil conducteur des assassinats. Qui sont réellement ces personnes? Pourquoi elles?
Tant de questions qui resteront en suspens tout au long de l’histoire.

Mais l’histoire justement … Un point important qui n’a pas encore été dit jusqu’à présent: Altaïr n’est qu’une figure du passé, votre ancêtre dans le jeu. En fait, le vrai personnage que l’on incarne se situe à notre époque, aujourd’hui. Logé malgré lui au sein d’une organisation qui cherche à récupérer un artefact ancien,notre véritable héros est le sujet d’expériences scientifiques visant à explorer ses souvenirs, et plus précisément, remonter jusqu’à Altaïr. Dans le but de localiser le dit artefact. Astucieux ^_^ Celà se fait grâce à une sorte de table dont la tête est constituée d’un écran permettant le voyage dans la mémoire de l’ADN. A voir pour mieux comprendre :-p


Donc au final

Bah au final, je me suis vraiment éclaté avec ce jeu. Je me suis laissé prendre par l’histoire, par ces nombreuses cut-scenes, … Histoire qui, bien que peu innovante, était fort sympathique à mon goût. Avec une prise en main parfaite et des graphismes somptueux, que demander de plus …
Ah oui je sais !!! Une suite. Pourquoi çà? Normalement il s’agit d’une trilogie, chose que je ne savais pas avant la fin du jeu. Et lorsque j’ai vu la fin du jeu justement, une seule phrase est sortie: “Mais c’est quoi cette fin de merde???” Donc vivement la suite, si possible en gardant les qualités et en virant les quelques défauts.
60€ pour le jeu, celà me semble un peu cher. Mais si vous le trouvez à moins (40€ à la Fnac actuellement), çà peut vraiment valoir le coup.

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